A PROPOS DES PERLES

Perles naturelles – Perles fines

Les premières perles portées en bijoux datent probablement de 3000 ans avant J.C. Les plus anciens bijoux ornés de perles fines retrouvés et conservés dans nos musées ne vont guère au-delà de la Grèce antique. La perle paraît si simple de forme et si simple à expliquer qu’on ne la range plus depuis longtemps dans le tiroir des mystères. Mais en vérité, la perle reste méconnue. En effet, tout coquillage ou huître de notre planète est susceptible de produire une perle. On pensait que seuls des huîtres perlières bivalves étaient capables d’en produire. Même dans certains gastéropodes (mollusques marins) l’on peut espérer en trouver. Les perles sont une concrétion de calcite que l’animal va sécréter suite à une maladie (kyste), à une blessure ou à l’intrusion à travers sa coquille de parasites.

Pour la plupart des personnes cela résonnera comme une véritable surprise ou hérésie ; pourtant la perle n’est pas limitée aux huîtres perlières.

Les perles sont faites de cristaux de carbonate de calcium, de conchyoline et enfin de l’eau. . Elles contiennent également des protéines organiques qui sont à l’origine des couleurs. Le carbonate de calcium est un minéral commun qui cristallise sous deux formes; la calcite et l’aragonite. La plupart des perles sont faites d’aragonite. La calcite apparaît cependant fréquemment sous forme de cristaux à l’intérieur des perles nacrées. L’aragonite cristallise de deux manières : des cristaux plats à section hexagonale (perle fine nacrée) et des prismes en aiguilles (perle fine porcelainée). Lorsque la lumière traverse les couches supérieures de ces plaquettes d’aragonite, elle se décompose puis est renvoyée vers l’extérieur, ce qui produit les effets d’interférences lumineuses donnant des irisations magnifiques et très recherchées de la nacre (lustre pour les perles nacrées ou flammes pour celles porcelainées).

Les perles composées d’aragonite en aiguilles sont des Perle fines porcelainées ou non nacrées, car elles ressemblent plus à de la porcelaine mate ou brillante. Les perles porcelainées présentent des effets lumineux très différents de la nacre bien qu’elles soient également composées d’aragonite. La lumière, dans ce cas, se propageant le long des prismes allongés d’aragonite, provoque de magnifiques effets appelés « Flammes ».

En conclusion, les perles fines ou naturelles, qu’elles soient nacrées ou porcelainées, montées ou non sur un bijou, sont un don de la nature. Leurs raretés font de ces dernières des joyaux uniques que l’on peut comparer à de véritables œuvres d’art de la nature. Collectionneurs, passionnés ou investisseurs savent qu’en acquérant une perle fine, ils auront en leurs mains une pièce unique et à la valeur exponentielle, surtout si cette dernière est accompagnée d’un certificat de gemmologie.

Perles des Mers du Sud – SSP (Southsea pearls)

Huître : Pinctada Maxima.

Pays de production : Australie, Indonésie, Philippines, Birmanie.

Couleurs : blanche avec reflets > silver (argentée), rosé, bleutée, crème, champagne, jaune, gold.

Dimensions : de Ø 6 à Ø 20 mm

Formes : Ronde, semi-ronde, ovale, poire, baroque, bouton, cerclée.

Elle naît dans une huître nommée Pinctada Maxima ou huître aux lèvres blanches ou argentées (Australie) et huître aux lèvres jaunes ou dorées (Indonésie, Philippines). Cette perle est appelée “la Reine des perles” mais également “la perle des Reines”. Elles ornent le plus souvent les parures et bijoux des têtes couronnées de ce monde; c’est la Rolls Royce des perles de culture. De pars sa couche de nacre importante et uniforme qui recouvre le seul noyau greffé dans l’huître, cette épaisseur de nacre contribue à conserver la couleur intense et naturelle de la perle, ainsi que sa luminosité, ce qui permet de la conserver et de la transmettre de mères en filles.

Perles des Mers du Sud – Perles noires de Tahiti

Huître : Pinctada Margaritifera.

Pays de production : Pacifique méridional > Cook Island, Tahiti, archipel des Tuamotu, Polynésie française. Mais également aux Fidji, Nouvelle Calédonie.

Couleurs : Noir avec reflets > vert, bleu, gris, mauve, marron, jaune, argent, aubergine…(sublimes couleurs pastelles).

Dimensions : de Ø 8 à Ø 17mm (+15mm=de plus en plus rare).

Formes : Ronde, semi-ronde, ovale, poire, baroque, bouton, cerclée.

La perle noire ou perle de Tahiti naît dans une huître semblable à la Southsea (Ø 25-35 cm) mais légèrement plus petite (Ø 12-15 cm), la Pinctada Margaritifera ou huître aux lèvres noires (bords des valves de l’huître très foncés). Comme pour les perles blanches SSP, un seul noyau de nacre est greffé dans huître. Les perles de Tahiti se caractérisent par la multitude de leurs tonalités et nuances de couleurs. Leur production a connu un essor considérable durant ces quinze dernières années ce qui a eu comme conséquence une chute de leur prix (surproduction). Les producteurs ont compris récemment qu’il fallait réglementer la production afin de stabiliser les prix. La perle de Tahiti est néanmoins un classique de la joaillerie et son coût reste abordable.

Perles de culture – Akoya

Huître : Pinctada fucata martensii. Pays de production : Japon, Corée, Vietnam et Chine. Couleurs : Dès leur récolte, les perles sont généralement de couleur crème, jaune ou verte avec peu de luminosité. L’homme va donc intervenir et grâce à un procédé de nettoyage (traitement) qui va éliminer les impuretés organiques qui se sont déposées entre les couches de nacre (ce qui empêche la réfraction de la lumière),

ainsi qu’un traitement d’homogénéité des couleurs, la perle Akoya aura des reflets plus en phase avec la demande du marché. Dimensions : de Ø 2 à Ø 10 mm (huître plus petite Ø 7-8 cm) Formes : Ronde, semi-ronde, ovale, poire, baroque. Jusqu’au début des années 90 (1990) les perles Akoya étaient principalement produites au Japon. Depuis vingt ans, les Chinois se sont mis à produire également des perles Akoya à grande échelle. Ce facteur combiné à une vaste pollution des eaux de la Mer du Japon a mis en crise l’industrie perlière japonaise. Les perles Akoya sont à l’origine de la production à grande échelle et les seules à avoir été cultivée par l’homme durant presque un siècle. Contrairement aux huîtres des Mers du sud, l’on peut greffer jusqu’à quatre noyaux; par contre une fois la récolte effectuée, les huîtres ne sont plus réutilisées contrairement aux Pinctada Maxima et Margaritifera que l’on peut utiliser jusqu’à trois fois. La couche de nacre déposée par l’huître Akoya autour du noyau n’est pas très épaisse car l’huître, une fois opérée reste à l’eau moins longtemps (max. un an et demi).

Perles de culture – Eau douce (Freshwater pearls)

Huître : Hyriopsis schlegeli Pays de production : Dès 1924, Japon (Lac Biwa), puis dès 1963 (Lac Kasumigaura). Dès1961, la Chine commence la production et aujourd’hui est le premier producteur mondial. Couleurs : blanche, bleu foncé, marron avec nuances champagne, crème, rose, saumon, lilas, mauve. Dimensions : de Ø 1 à Ø 8 mm (greffe sans noyau) puis dès 9 mm un noyau est greffé. Une perle peu alors atteindre 12-13 mm voir plus. Formes : De part la méthode de greffe qui consiste à introduire plusieurs morceaux de manteau (chair d’une huître sacrifiée) à l’intérieur du mollusque, les perles peuvent prendre la forme de croix, stick, pétale, potatoes. Mais les plus communes sont rondes, ovale, poire ou baroque. Une huître d’eau douce peu produire jusqu’à 60 perles. L’huître a une forme symétrique ovale est peu atteindre 30 cm de long et 20 cm de large. Les coûts de production sont de loin inférieurs à ceux des Mers du sud ou des Akoya. En effet, les fermes perlières sont la plupart du temps basées le long des fleuves, des lacs, des étangs et même des canaux d’irrigation. Ce sont les perles les moins chers du marché mais qui néanmoins offrent des couleurs magnifiques et la particularité d’être pour la plupart sans noyaux.

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